Indigo japonais au Musée Guimet

by Be-Blogger France on: octobre 10th, 2013

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Le Japon a été à l’honneur tout l’été au Musée Guimet, entre autres avec une magnifique exposition du grand maître de l’estampe Hiroshige, un de mes artistes favoris et une présentation des fonds de collection textiles du musée autour des étoffes japonaises Tsutsugaki : des pièces textiles en coton ou en lin avec des dessins d’un raffinement incroyable, réalisées artisanalement.

Tous d’un bleu profond teint naturellement à l’indigo, les tissus présentés servent à la confection de kimonos, mais aussi de futons, de bannières, des uniformes de pompiers…

Le Tsutsugaki est une technique datant du 14e siècle développée par des maîtres japonais (dessinateurs, artisans et teinturiers) , qui permet de dessiner en “réserve” sur le tissu, pour empêcher que la teinture prenne dessus lors du processus de trempage à l’indigo. Une colle à base de pâte de riz est appliquée sur l’étoffe grâce à des tubes en forme de cône pour former des fleurs, des branchages, des animaux ou des figures féminines, autant de motifs symboliques et typiques qui forment la culture visuelle traditionnelle japonaise et qui apparaissent après la teinture. Moi qui suis designer textile de formation, c’est une vraie source d’inspiration! Je passe d’ailleurs beaucoup de temps au Musée des arts asiatiques Guimet qui présente des collections de toute l’Asie: du textile mais aussi des sculptures, de l’art bouddhiste, des estampes, des tableaux du Japon mais aussi de Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Très prochainement le musée va accueillir une exposition qui va remonter aux origines du mythe des temples d’Angkor au Cambodge. De quoi voyager et rêver encore depuis Paris!

Magali An B / Ici & Ailleurs 

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 Bonne année du serpent!

by Be-Blogger France on: février 14th, 2013


Dimanche dernier, le 10 février, les asiatiques du monde entier fêtaient l’entrée dans la nouvelle année, qui se base sur le calendrier chinois. On quitte donc l’année du Dragon, pour entrer dans celle du Serpent d’eau! Et comme on dit en vietnamien: Chúc Mừng Năm Mới (Bonne année)!

Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas encore, et même si j’ai passé pas mal de temps en Asie du Sud Est en 2012, je suis d’origine franco-vietnamienne. J’ai fêté le nouvel an vietnamien, le Têt, de deux manières cette année.

Je suis d’abord allée au Musée Guimet, le Musée des Arts Asiatiques à Paris, pour suivre un cours de calligraphie chinoise, pour apprendre à reproduire des caractères chinois au pinceau et à l’encre, le tout sur du papier de riz. C’est beaucoup plus difficile que ça en a l’air pour exécuter les traits dans le bon ordre, avec la bonne impulsion, le bon délié et la bonne énergie. Deux heures de concentration intense! Je vais persévérer.

Et bien sûr, la meilleure manière de fêter le Têt, c’est d’y faire honneur avec un festin typiquement vietnamien en famille.

Il faut compter une bonne journée pour la préparation des nems. Ça prend un temps fou, entre le mixage de la farce, la phase délicate du “roulage de nems” dans les feuilles de riz et enfin la partie friture! On a pu ensuite les déguster en famille, sans oublier le canard laqué et le fameux Banh Chung, un gâteau de riz gluant, haricots mungo et porc, cuit à la vapeur dans des feuilles de bananier, qu’on mange spécialement dans le Nord du Vietnam, pour les fêtes.

Si vous voulez apprendre à cuisiner vietnamien, vous pouvez découvrir des recettes typiques et traditionnelles dans le livre Paris Hanoi, recettes du Vietnam, un beau livre bien illustré, édité par ceux qui tiennent le restaurant parisien si populaire Paris Hanoi.

Magali An B / Ici & Ailleurs

 

 
 

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